Comment sauver le monde ?
Par les mots !
A condition qu'ils aient pour seul but de réveiller les consciences !
Car ce n'est que par l'éveil des consciences que le monde pourra changer !
Les Fables de La Fontaine ont accompagné la scolarité de millions d'écoliers, c'est-à-dire au cours de la période la plus favorable de la vie pour construire les fondements de la conscience humaine.
Depuis Jean de La Fontaine, le monde a considérablement évolué, voire totalement régressé dans certains domaines.
C'est pourquoi je me suis amusé à réécrire 15 des fables les plus célèbres du grand fabuliste et édité un fascicule intitulé
FABLES INVERSEES, uniquement disponibles au musée Jean de La Fontaine de Château-Thierry (cliquez sur le lien
http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/boutfalb.htm ) ou directement en m'envoyant un chèque de 7,50 euros (5 euros l'ouvrage + 2,50 euros pour l'affranchissement) à l'adresse suivante :
Pascal Lefèvre 42 rue des Vosges 57400 Sarrebourg
Ces nouvelles fables, totalement inversées, en commençant par leurs titres, racontent de très étonnantes histoires et donnent, comme les fables originales qu'elles ont en vis-à-vis, une vraie morale !
Voici, par exemple, l'une d'entre elles :
LE BŒUF QUI VEUT SE FAIRE AUSSI PETIT QUE LA GRENOUILLE
La grenouille, se dit un bœuf,
A tout juste la bonne taille !
Car elle peut très bien sauter sans pique-bœuf
Et ainsi s’évader d’un trop pesant travail !
Ainsi, notre animal se mit en sueur,
En s’obligeant, dans son labeur,
A s’échiner et à forcer toujours plus fort
Sur la charrue où il plia, comme un forçat,
Pour en maigrir et sans manger pour que son corps
En fut réduit comme un gros rat !
Mais, quand le laboureur vit son grand bœuf en nage,
Il se trouva inquiet en craignant pour son cœur
Et le détela pendant bien trois heures…
Ce qui a mis le bœuf en rage !
Comment sauver le monde ?
Par les mots !
A condition qu'ils aient pour seul but de réveiller les consciences !
Car ce n'est que par l'éveil des consciences que le monde pourra changer !
Jean de La Fontaine avait introduit ses Fables par une préface et une introduction en vers à Monseigneur le Dauphin pour lui enseigner le monde tel qu'il était à son époque.
Aujourd'hui, les hommes sont soumis à de grands changements, du fait notamment de l'explosion technologique et de la mondialisation. C'est pourquoi, j'ai repris la même démarche en dédiant de nouvelles Fables à nos futur(e)s Président(e)s de la République du XXIe siècle ! Elles seront au nombre de 1000 et illustrées par Jean-Luc Lèchevin, illustrateur.
Ces fables seront publiées lorsque ce travail sera terminé (890 ont déjà été écrites). Avant de les proposer à une maison d'édition, elles pourraient être publiées par un Quotidien, chaque jour Les Rédactions intéressées peuvent bien évidemment me contacter !
Voici, en avant première, la 499e Fable déjà écrites de
1000 FABLES avec son illustration :
499 - Le lion et l’éléphant
Quand le lion fut élu
Roi, chez les animaux,
Cela n’a pas bien plu
Aux grands éléphanteaux,
Jusqu’au jour où le lion,
Qui n’était pas sinistre,
Fit grande sensation
En nommant ses ministres,
Puisqu’un des éléphants,
Qui était baroudeur,
Fut placé tout devant
Les plus grands voyageurs
Que sont les caribous
Qui, du coup, ont boudé
Celui qui vint à bout
De la belle envolée,
Au début, des sondages
De la belle gazelle
Qui, avec grand courage,
Dépassa l’hirondelle,
En faisant des voyages,
Par sauts entrecoupés
De merveilleux messages
Pour cette gent ailée
Qui est bien la plus sage,
Puisque la migration
Est, chez elle, en usage,
En toutes directions !
Mais la gazelle fut,
Par tous les éléphants,
Qui se croyaient cocus,
Beaucoup vilipendée
Au cours de ce forum
Et avant l’élection,
Comme chez beaucoup d’hommes
N’ayant pas l’intention
De voter pour des femmes,
Pour la simple raison
Qu’elles ne sont que femmes !
Pensez-vous que c’est con ?
Si oui, alors pourquoi,
Dans beaucoup de pays,
Garde-t-on, comme lois,
Ce qui leur interdit
D’accéder au pouvoir ?
Si non, gardez ces lois
Pour leur laisser l’espoir
De vivre bien plus vieilles
Que Bénazir Bhutto
Qui, comme la gazelle,
A débuté trop tôt !
Comment sauver le monde ?
Par les mots !
A condition qu'ils aient pour seul but de réveiller les consciences !
Car ce n'est que par l'éveil des consciences que le monde pourra changer !
"Ma vie debout ", est le récit de vie de Liane Muller que j'ai réécrit en vers. Il s'agit de ma spécialité qui est celle d'écrivain versificulpteur. Ce récit de vie, de plus de 100 pages a été imprimé pour les besoins personnels de Liane Muller, mais il peut être édité, si un éditeur est intéressé pour le faire... il n'a qu'à me contacter !
Voici ci-dessous un extrait de cette versificulpture :
La vie, pendant l’occupation,
N’était pas de toute gaîté
Et, avant la libération,
Notre ville fut évacuée,
Car Haute-Yutz était placée
Sur la voie de la Liberté !
Mais papa s’est bien débrouillé
Pour ne pas quitter la maison,
Car nous avons déménagé
Nos matelas sur le béton
De notre cave et protégé
Les fenêtres avec de grands sacs
Que nous avions remplis de sable
Pour ne pas que les carreaux craquent
Si un obus non souhaitable
Avait choisi notre maison
Pour terminer, à sa façon,
Le voyage de son canon
Jusqu’à sa première explosion !
En effet, grâce à sa radio
Qu’il écoutait bien en cachette,
Papa savait que, très bientôt,
Nous pourrions vivre une vraie fête !
Car les Alliés étaient en marche
Pour libérer aussi Thionville
Et sa banlieue, Manom ou Garche
Ainsi que notre propre ville !
C’est pourquoi nous avons caché,
Un jour, en craignant les pillages
Si nous devions être évacués,
Nos précieux objets de ménage,
Comme le service de table,
Avec ses plats et sa soupière
Qui connaîtra une incroyable
Histoire à la fin de la guerre !
Alors, pour nourrir la famille,
Il prenait quelquefois des risques,
En se rendant, comme une anguille,
Dans nos champs, sans qu’on lui confisque
Ces grands sacs de pommes de terre
Qu’il transportait, avec son dos,
Pendant que, tout, tout près, la guerre
Nous effrayait par ses échos !
Mais ce moment ne dura guère,
Avec son lot de grande angoisse,
Surtout quand je voyais mon père
Partir avec la mine lasse,
En espérant qu’aucune alerte
Ne se déclenche en son absence,
Car il aurait, en pure perte,
Alors tenté sa bonne chance !
C’était un grand soulagement
Que de le voir revenir sain
Et sauf après ce dur moment
Où tout mon cœur battait à plein !
C’était, parfois, même amusant
De voir papa moudre les grains
De blé, avec André l’aidant
Pour les fourrer dans le moulin
À café pour faire la farine
Qui donnera quelques bons pains…
Un jour, nous vîmes la trombine
De cinq ou six Américains,
Avec leurs fusils à la main,
Après avoir, à coups de crosses,
Ouvert la porte avec un foin
Que même un vrai rhinocéros
N’aurait pas fait sur son terrain !
Ils voulaient voir si des soldats
Allemands n’étaient pas en train
De se cacher sous notre toit !
Mais comme il n’y en avait pas,
Ils s’installèrent, pour une nuit,
En nous laissant du chocolat,
Quelques conserves et puis aussi
Une surprise rigolote,
Dans notre soupière, cachée
Au grenier… C’était une crotte,
Déposée-là quand leurs culottes
Devaient aussi être baissées…
Ce qui, plus tard, nous mit la glotte,
Un peu serrée, quand, au dîner,
Nous recevions, de la soupière,
Un bon potage agrémenté
De carottes encore tout entières !
Car on ne pouvait s’empêcher
De repenser à ces soldats,
Dont deux étaient tout aussi noirs
Que du charbon ! Car c’était la
Première fois de mon histoire
Que je voyais cette peau-là !
Une telle intrusion brutale,
Bien évidemment, me marqua
Et malaxa, vraiment, pas mal
Mes sentiments, mêlés de joie,
En voyant nos libérateurs,
Mais aussi de peur et d’effroi,
En pensant à tous les malheurs
Que cette guerre aura donné,
Comme à ce très jeune soldat
Allemand qui fut trouvé tué
À côté de notre habitat !
Après notre libération,
Nous étions à nouveau Français,
Très soulagés que les canons
Se soient tus et qu’enfin la paix
Soit de retour dans nos maisons !